Votre travailleur a-t-il droit au petit chômage à l’occasion d’une communion ?

02/05/2018

Un travailleur peut s’absenter du travail tout en conservant son salaire le jour de la communion solennelle ou de la fête de la jeunesse laïque de l’un de ses enfants. Lorsque la cérémonie se tient un dimanche, un jour férié ou un jour habituel d’inactivité au sein de votre entreprise, il peut prendre un jour de petit chômage le jour habituel de travail précédant ou suivant l’événement. Il existe cependant quelques conditions.

Exemple :

Votre travailleur est occupé à temps plein du lundi au vendredi. Son fils fait sa communion solennelle le jeudi 10 mai 2018 (le jour de l’Ascension). Le travailleur pourra dans ce cas prendre un jour de petit chômage soit le mercredi 9 mai soit le vendredi 11 mai.

Le travailleur a droit au petit chômage tant pour son propre enfant que pour l’enfant de son conjoint ou de son partenaire cohabitant légal. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire que l’enfant soit domicilié à l’adresse du travailleur.

Conditions

Si votre travailleur souhaite prendre un petit chômage, il est tenu de vous en avertir dans les plus brefs délais. Si vous n’êtes pas en droit de refuser sa demande, vous pouvez toutefois lui demander de fournir une preuve. Ce document peut être délivré par l’école, le catéchiste ou le comité organisateur de la fête de la jeunesse laïque. Votre travailleur ne peut utiliser le congé qu’aux fins pour lesquelles il est accordé.

Quid de la première communion ou de la fête de printemps ?

Le travailleur n’a pas droit au petit chômage en cas de première communion ou de fête de printemps.

Et si plusieurs enfants ont leur cérémonie le même jour ?

Lorsque plusieurs enfants du même ménage font leur communion solennelle ou leur fête de la jeunesse laïque le même jour (par exemple des enfants issus d'une naissance multiple ou des enfants d'un mariage précédent), le petit chômage ne peut être accordé qu’une seule fois.

Existe-t-il une réglementation minimale ?

Les règles générales précisées ci-dessus s’appliquent pour autant qu’une convention collective de travail, le règlement de travail ou le contrat de travail individuel n’ait pas prévu de réglementation plus avantageuse. Nous vous conseillons dès lors de vérifier tout d’abord s’il existe une réglementation à ce sujet au niveau du secteur ou de l’entreprise. Si tel n’est pas le cas, les règles générales sont d’application.

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